Histoire et généalogie des Laurendeau d'Amérique

et de leurs familles alliées

sous le Régime français.

Les premières générations de Rolandeau/Laurendeau en sol d'Amérique

par Louise Authier et Jean Laurendeau, Garde-mémoire, Montréal.
Merci à l'oeil de lynx de Diane B.-Laurendeau belle conseillère lors de nos inquiétants égarements et puissant moteur de correction de nos fautes.

Première partie

Jean Rolandeau et Marie Thibault

Les premiers ancêtres de tous les Laurendeau d'Amérique

Nos premiers grands-parents à s'établir sur le sol d'Amérique

dessin de Jean Rolandeau

Au commencement, quand nous étions français
  1. Jean Rolandeau en Aunix
  2. Louys Roulandeau et Laurence Chauveau, mais qui sont-ils donc ?
  3. Débrouiller le méli-mélo Rolandeau/Laurendeau
  4. L'histoire de Marsilly et de son Aunis
  5. Marsilly, c'est où en France ?
  6. Des enfants de Marsilly s'affairent à peupler le Québec
  7. L'histoire de l'Église Saint-Pierre de Marsilly
Au commencement, quand nous étions français
  1. ­Note­
Petits bonheurs des temps jadis
  1. Marsilly, le prince de Condé, Louis XIV et sa mère
Plan travail
  1. Liste des choses à faire

001.
Au commencement,
quand nous étions français . . .
chez les Laurendeau

1. Jean Rolandeau en Aunix

Jean Rolandeau, le premier ancêtre de tous les Laurendeau d'Amérique, est baptisé le 20 janvier 1650 1, à l'église Saint-Pierre de Marsilly 2.

Le bourg de Marsilly fait alors partie de l'ancien Grand Fief d'Aunix3 et il appartient au tout nouvel4 évêché de La Rochelle.

Selon les usages de ce temps, il sera baptisé durant les heures qui suivent sa naissance5.

2. Louys Roulandeau et Laurence Chauveau, mais qui sont-ils donc ?

La lecture des registres de l'église de Saint-Pierre de Marsilly est fort enrichissante. Elle nous enseigne différents sujets. Entre autres, nous y trouvons les enfants de nos ancêtres Louys Roulandeau et Laurence Chauveau. Il s'agit de l'ainée, Marie, qui se fait baptiser en juillet 16406. Ensuite, le registre dévoile Laurence, baptisée en septembre 16417, Jeanne, baptisée en décembre 16438, Marguerite, en novembre 16459 et Hilaire, en novembre 164710. Notre premier ancêtre en Amérique, Jean Rolandeau, est le dernier enfant d'une famille de 6.

Acte de Naissance de Marie Rolandeau

Acte de Naissance de Laurence Rolandeau

Acte de Naissance de Jeanne Rolandeau

Acte de Naissance de Marguerite Rolandeau

Acte de Naissance de Hilaire Rolandeau

L'acte de baptême de l'ancêtre dévoile une lettre bien accrochée au nom de famille Rolandeau. Il s'agit de l'ajout d'un U, lequel nous fait lire son patronyme comme étant Roulandeau. Ceci me conduit à enfiler une longue suite de recherches afin de comprendre l'embrouille, puisque l'ancêtre Jean est vu, dans les archives du nouveau monde, sans le U. Une lecture attentive des actes de baptême de l'église de Saint-Pierre de Marsilly, fut entreprise. Les actes, à partir de 1631 jusqu'en 1676 11, furent scrutés. Mon objectif était de saisir tous les actes reliés aux Roulandeau/Rolandeau.

La recherche effectuée dans les archives démontre, sans l'ombre d'un doute, de la rareté des actes Roulandeau rencontrés dans les archives de la paroisse Saint-Pierre de Marsilly. Ceux que j'ai retrouvés portent tous la graphie Roulandeau. Je n'ai pas été mis en présence d'un seul acte concernant un Rolandeau. Les 45 ans couverts par la lecture des archives amène une seconde interrogation majeure. Seulement 6 actes de baptême trouvés. Rien sur les parents, rien d'autre sur les soeurs et le frère de Jean R. Est-il possible de penser que Marsilly ait été l'hôte de la famille Roulandeau seulement durant la période des naissances des enfants ? Que Louys Roulandeau et Laurence soient nés, mariés et décédés ailleurs ? Que Louys Roulandeau n'avait pas de parents et frère, ni famille, tout au moins à Marsilly ? Ceci me ramène à la question du début de ce segment. Qui était donc ce Louys Roulandeau ? Lire la note de la section "à faire" sur cette page.

Marsilly au temps de Jean Rolandeau12

J'ai aussi interrogé les Pages Blanches françaises13. Au moment de la consultation, il n'y a aucun Roulandeau dans la France entière. Par contre, il y a 595 Rollandeau, Rolandeau ou Rolando, dont 16 en Poitou-Charentes.

Tout indique qu'il y a eu standardisation du nom, où le u du patronyme a définitivement perdu du galon pour se retrouver dans l'oubli. Bénie soit cette uniformisation, elle permet de continuer à nommer notre premier ancêtre en Amérique, selon la graphie qu'il a défendue durant toute sa vie à la Pointe-à-la-Caille, soit celui de Rolandeau.

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3. Débrouiller le méli-mélo Rolandeau/Laurendeau

de Rolandeau à Laurendeau

les différentes graphies

À ses débuts, la colonie recevait des immigrants de plusieurs régions de France. Les fondateurs de notre pays arrivaient ici avec leurs propres accents, leurs mots distincts et leurs expressions particulières. Le Cardinal Richelieu fondait l'Académie Française en 1635. Il est permis de penser qu'à ses débuts, l'Académie n'avait pas d'influence dominante sur les parlants français. Nous sommes forcés de croire que nos ancêtres n'avaient pas forcément l'oreille formée pour bien saisir, traduire les dires des uns arrivant d'une région française et les déclarations des autres qui débarquaient d'une région différente.

Aussi, un autre fait milite en faveur des graphies hétéroclites; presque tous les actes lus portent la mention a déclaré ne pas savoir signer. Si nos valeureux ancêtres ne savaient pas signer, ils ne savaient pas lire et assurément pas écrire non plus.

Tout ce beau monde plein de bonne volonté vaquait à ses occupations avec l'imagerie du son et jamais avec la précision de l'écrit. C'est probablement la raison qui fait que la graphie de plusieurs patronymes a suivi, au Québec, des chemins différents de ceux empruntés en France.

Nous savons que le premier ancêtre des Laurendeau se nommait Jean Rolandeau. Au fil de nos recherches, nous n'avons rencontré aucun document démontrant les causes de ce changement de nom de famille14.

Durant les décennies précédant la standardisation du nom de famille Laurendeau, les patronymes Rolandeau/Laurendeau ont entassés plusieurs graphies. En voici la liste 15 et le chiffre à droite du nom correspond au nombre de fois que cette graphie a été vue dans les actes durant la période du Régime français.

Notre deuxième ancêtre, Louis-Joseph est né Rolando, l'acte de baptême en fait foi. À son mariage, en 1722, il portait le nom de Laurandeau. Ainsi commençait le jeu des graphies vers ce que l'on sait aujourd'hui.

Nous avons reçu des documents établissant l'origine de notre patronyme16.

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4. L'histoire de Marsilly et de son Aunis

Je ne tenterai pas de raconter l'histoire de cette vieille province française qu'est l'Aunis. Des historiens expérimentés17 ont produit des ouvrages tellement complets que je n'oserais pas m'y aventurer. Par contre, ma quête sur la qualité de vie des Rolandeau de 1650, me commande d'insérer quelques faits historiques qui font incontestablement partie de la mémoire collective des Laurendeau d'Amérique de tous les temps.

Madame Lafon18 nous aide à pénétrer loin dans le temps. Ici, au Québec, nous n'avons pas l'expérience de rechercher, ni même imaginer, ce qui se passait en ces temps aussi loin de nous. Madame Lafon indique que c'est une chartre de 892 qui nomme Marcileum (Marsilly).

Selon Normand Robert19, l'Aunis connut plusieurs dominations au cours de son histoire, celle des Romains, puis celle des Wisigoths, et fut annexée au premier duché d'Aquitaine avant d'être rattachée au royaume de France. Cette province fut aussi cédée à l'Angleterre par le traité de Brétigny conclu en 1360 entre Jean le Bon et Édouard III. Mais, en 1372, les habitants d'Angoulême chassèrent les Anglais et se donnèrent volontairement à Charles V. À partir de cette date, l'histoire de l'Aunis se confond avec celle de la mère patrie des Québécois.

En 1225, Alphonse de Saintonge, fils du roi Louis VIII et de Blanche de Castille et frère de Saint-Louis, reçoit de son père, le comté de Poitiers, la Saintonge et une partie du comté d'Auvergne comme part d'héritage20. Alphonse de Saintonge fait dresser un inventaire des biens qu'il y a dans chaque paroisse. À Marsilly, ce sont des vignes, 19 parcelles cultivées par des particuliers et 16 par des ordres religieux, qui doivent leur redevance au collecteur d'impôts d'Alphonse. La seigneurie de Marsilly dépend du château de La Rochelle, à qui elle paie une redevance en argent et une redevance en nature18.

La région a toujours été zone d'insécurité. Le danger venait de la mer : les Normands, les Saxons, les pirates . . . Plus tard, pendant les guerres de religions, les dangers venaient de la terre. Avant le grand siège de La Rochelle, en 1628, il ne faisait pas bon de voyager. Les déplacements n'étaient pas possibles en raison de "l'insécurité des chemins" : bandes armées, bandits. Autre fait marquant, les troupes royales catholiques, celles qui entourent La Rochelle pendant le siège, harcèlent les voyageurs. Toujours pendant le siège, le duc d'Épernon s'installe à Marsilly avec "200 maîtres et 4 compagnies" et y érige des barricades. Ce dernier pratiquera la politique de la "terre brûlée" autour de La Rochelle21.

S'il faut en croire l'historien Massiou, nos prédécesseurs de l'Aunis ont cohabité avec un exceptionnel ensemble de rebondissements. Par exemple, autour des années 1600, les guerres de religions sont à l'honneur en France. L'Aunis est une place forte du protestantisme et ceci nous amène tout droit à Richelieu qui organise le siège de La Rochelle. Ce dernier siège prendra fin en 1628.

Juste avant que La Rochelle ne tombe, voici un court portrait de la situation. . . . Ils étaient cinquante ou soixante des principaux de la ville qui ne manquaient pas de vivres et empêchaient qu'on ne fît enquête dans la maison de ceux qui en avaient, pour les distribuer aux autres qui mouraient les uns après les autres. Chaque jour, à mer basse, des troupes affamées d'hommes, femmes et enfants sortaient de la ville par le canal du port, et venaient implorer la pitié des gens du roi. "C'étaient squelettes respirans plutôt qu'hommes vivans". Les soldats, pour du pain, "faisaient ce qu'ils voulaient des femmes"; ce qui fit qu'on défendit de les laisser approcher davantage, et qu'on enjoignit aux troupes "de les faire retirer ou de les tuer"21.

Suite à la capitulation de La Rochelle, les portes de la ville s'ouvrent aux troupes du roi. Voici ce qu'ils virent :
. . . Il ne restait que soixante-quatre soldats français et quatre-vingt-dix soldats anglais : tous les autres étaient morts de faim ou de misère. La population de La Rochelle qui, suivant un relevé fait l'année précédente, s'élevait, avant le siège, à vingt-sept mille habitants, était réduite à cinq mille. "Il n'y avait presque plus d'hommes qui se pussent soutenir sans bâton. Tout ce qui restait en vie était si atténué, que nul n'avait la force de tenir ses armes"21.

En 1642, la paroisse est formée de deux agglomérations distinctes : Marsilly et Nantilly. À ce moment, la population est évaluée en "feu". Un feu est estimé à 3 ou 4 personnes, les historiens ne s'entendent pas sur le sujet. Il y avait donc, 215 feux ou un minimum de 645 habitants. La plupart des habitants sont des laboureurs à bras ou à boeuf. On retrouve aussi des Artisans (tailleur, cordonnier, maréchal-ferrant, tonnelier, maçon, tailleur de pierre, tessier en toile ou tisserand). D'autres sont sacristain, fossoyeur, apothicaire, instructeur de jeunesse (instituteur), sergent royal, notaire, sage-femme, médecin chirurgien. Ces derniers étaient des barbiers chirurgiens sur les vaisseaux du roi. Leur temps écoulé, ils s'installent dans les villages du littoral. Ils étaient le seul secours médical à la population. En 1709, Marsilly aura 244 feux.

Les familles de Marsilly se nomment : Sillon, Georges, Pelletier, Villon, Château, Tixier, Naud, Moreau, Menant . . . Ils ne souffrent pas de la faim, grâce à l'appoint fourni par la mer. Par contre, elle est une population fragile où l'espérance de vie est de quarante ans tout au plus. La mortalité infantile est très forte. Les registres paroissiaux sont une navrante liste de décès d'enfants morts-nés, de trois jours, deux mois . . .

Il est difficile de savoir avec précision, mais il semble qu'il y ait eu des protestants à Marsilly. En 1663, il y a treize églises protestantes en Aunis, soit 15,000 protestants. En 1734, ils sont 110 à Marsilly. En 1788, 425 protestants en Aunis, dont 70 à Marsilly18.

Qu'advient-il de nos Rolandeau avec tous ces grognements de l'histoire ?

D'abord, resituons-nous en examinant nos dates importantes. Jean Rolandeau est né en 1650. Étant le petit dernier d'une famille de 6, il est possible de croire que ses parents avaient autour de 30 ans le jour de sa naissance. Par simple calcul mathématique, nous évaluons le jour approximatif de naissance des parents durant l'année 1620. Marsilly étant en Aunis et à proximité de La Rochelle, nous croyons que les guerres de religions et tous les malheurs qui accompagnent une telle boucherie ont laissé des séquelles indélébiles aux jeunes enfants qu'étaient Louys et Laurence ? En tenant compte du siège de La Rochelle qui prend fin en 1628, et en présumant qu'un bouleversement de cette ampleur ne s'atténue pas avant quelques décennies, nous avons bonne raison de croire que les parents de notre ancêtre Jean ne l'ont pas eu facile.

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6. Des enfants de Marsilly s'affairent à peupler le Québec

Le bourg de Marsilly, petit village chéri par tous les Laurendeau d'Amérique, a honorablement contribué à la fondation de notre pays, le Québec. En effet, en plus de notre ancêtre Jean, 3 autres distingués citoyens y ont immigré19 et 25.

  • Pierre Rondeau (de Jean Rondeau et Jaquette Pallereau), fils de Marsilly,
    âgé de 27 ans, il se marie avec Catherine Verrier (de Jean Verrier et Agnès Briquet), à Sainte-Famille26, Ile d'Orléans, le 30 septembre 1669. De ce premier mariage, naîtront 5 enfants (Françoise, Marie-Élisabeth-Isabelle, Marie-Madeleine, Pierre et Catherine).
    Son deuxième mariage aura lieu avec Marie Asselin (de René Asselin et Marie Jouin), à Saint-Jean27, Ile d'Orléans, le 5 septembre 1683. Ce deuxième mariage donnera 3 enfants (Étienne, Jean-Baptiste-Nicolas et Joseph).
  • Pierre Girardeau-Lapierre (de Louis Girardeau et Suzanne Billot), fils de Marsilly,
    il se marie avec Françoise Achin Standre (de André Achim Standre et Françoise Piéton), à Montréal28, le 1er décembre 1687.
  • Honoré Blanchard (de Jean Blanchard et Jeanne Moreau), fils de Marsilly,
    il se marie avec Marie-Amable Poudrette-Lavigne (de Nicolas Poudrette-Lavigne et Marie-Josèphe Migneron) le 17 janvier 1757 à la Pointe-aux-Trembles de Montréal29. Le baptême de leur premier enfant, Jacques, se tient à Terrebonne, en juin 1757.

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7. L'histoire de l'Église Saint-Pierre de Marsilly, lieu de baptême de Jean Rolandeau

Au XIe siècle, origine probable de la première église de Marsilly qui relevait de l'abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm. La première mention de l'église date de 1223. Elle fut détruite au début de la Guerre de cent ans, puis reconstruite avec ses fortifications entre 1360 et 1420. Le clocher-porche actuel date de cette période et a été classé monument historique en 1907. L'église avait alors trois nefs : une centrale et deux latérales, moins hautes et moins larges. L'entrée principale donnait sur le sud du clocher-porche. Après 1450, le clocher a été surmonté d'une flèche qui servait d'amer. En 1568, l'église est à nouveau dévastée au début des Guerres de religions et seule la nef centrale sera rebâtie, entre 1608 et 1610. En 1635, les fonts baptismaux sont aménagés dans l'embrasure de l'ancienne porte du clocher-porche.

En 1989, Madame Lafon écrivait le texte qui suit, dédié à l'église Saint-Pierre de Marsilly18.

La masse importante du clocher-porche se voit de loin. Il sert d'amer aux bateaux. C'est une énorme tour carrée, flanquée à droite d'un haut contrefort saillant, à gauche de la tour de l'escalier, éclairée de longues fentes.

Sur la façade, une seule fenêtre ogivale, très haute. Une moulure en saillie surmonte le portail et entoure le clocher. La plateforme du sommet qui porte la cloche, plusieurs fois remplacée, est entourée de colonnes bien taillées à l'horizontale.

Au Nord, un mur soutient un escalier de pierre, dont les marches coupées donnent sur le vide et porte une tourelle de guet. Au Sud, il reste seulement trois marches; y en a-t-il eu plus?

La nef de l'église actuelle est sans caractère, bâtie de pierres de remploi. L'édifice a connu bien des vicissitudes, et on sait peu de choses.

Elle a été construite au XVe siècle, par le curé Rollon: clocher et nef très haute. On voit des départs de toiture sur le clocher. Les guerres de religions, très violentes dans la région, ruinent tout. La nef a peut-être été incendiée.

Le 12 avril 1590: « M. Jean Métivier, prêtre du collège de Marsilly» (un collège est un groupe de prêtres) vient inspecter les ruines. Il trouve « les maisons appartenant au collège, ruinées, sans portes, ni fenêtres, en cet état depuis quinze ans, en sorte qu'elles ne rapportent aucun profit».

À quelle date eurent lieu les ravages des guerres de religions? En partant de 1590, on trouve 1575. Le curé Métivier trouve « à bailler» les maisons en ruines.

Le clergé n'avait plus de quoi vivre, ayant perdu les biens qui rapportaient des rentes. Au début du XVIIe siècle, le curé Combault réunit des prêtres de la cathédrale de La Rochelle, des Minimes, de Surgères, pour trouver un moyen de reconstruire la nef. En 1652, l'église est encore en ruines.

Par économie, à la fin du XVIIe siècle, ils construisent une nef plus courte que la précédente, à l'intérieur des murs ruinés, et plus basse. On voit sur le clocher le départ des grands arcs et la rainure sur laquelle s'appuyait le toit d'ardoises de l'église détruite.

Ces murs ruinés étouffaient la nef qui enfoncée en terre de cinq ou six marches, était sans soleil, humide. On décida de les abattre.

Le 17 mars 1807 (délibération du Conseil Municipal), une équipe d'ouvriers de l'entreprise Larade travaillait à démolir un mur très haut, percé d'un très grand vitrail, derrière la nef.

Ils avaient refusé de faire «un échafaud». Soudain, le mur s'effondre sur la petite nef, brisant «autel, boisure, tablettes, Christ, balustrade du choeur, bénitier». Tout est fracassé. Il était nécessaire de faire des échafauds pour empêcher lesdits événements.

L'entreprise s'engage à réparer les dégâts, c'est-à-dire à reconstruire la nef. Elle devait être plus longue, quatre fenêtres au lieu de trois, s'il faut en croire les croquis de l'époque. C'est l'église actuelle, dont le sol a été surhaussé.

Bien des questions sont sans réponse, car les archives ont été brûlées. Au départ, ce n'est pas un donjon, c'est une tour massive qui n'a pas de meurtrières. Les fentes de l'escalier ne servent qu'à éclairer. C'est dans un deuxième temps, le danger pressant, qu'on ajoute des fortifications (très mutilées maintenant, escalier, tourelles).

La plate-forme du clocher, a-t-elle été surmontée d'une flèche? C'était l'intention des constructeurs car, dans la grande salle de la tour, se trouvent des trompes, appareillage sur lequel on assoit un clocher. A-t-elle été détruite? Il y aurait des arrachements de pierre, or, toutes les colonnes sont sciées à la même hauteur.

Elle n'a probablement pas été terminée; la région en connaît quelques exemples: Saint-Pierre à Saintes, Saint-Just près de Marennes. L'argent ou le temps ont manqué. Que sont ces trois ouvertures basses au Nord? Portes de l'ancienne église, plus enfoncées dans le sol, crypte? Et cette porte monumentale, côté Nord, fermée grossièrement?

À Saint-Guénolé, Finistère, se trouve une tour, semblable à celle de Marsilly. La municipalité en connaît la date de construction, 1488, et sait que l'église avait une nef et un bas, côté nord, ce qui ressemble à Marsilly.

Beaucoup de choses sont sans réponse pour le moment. C'est une oeuvre de longue haleine.

Note sur les Rolandeau

En m'appuyant sur le fait que les fonts baptismaux ont été rebâtis en 1635. En me basant sur l'Histoire qui ne semble pas avoir changé sur cet événement. En me référant à la date de naissance de Jean Rolandeau que nous savons être en 1650 à Marsilly, il me fait plaisir de croire que Jean Rolandeau a été baptisé aux fonts baptismaux de Saint-Pierre de Marsilly. Dans la colonne de droite, vous trouverez une photo de ces fonts. Elle nous a été rapportée par Jean Laurendeau de l'entreprise Jelcon de Montréal.

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002. Au commencement, quand nous étions français . . . chez les Thibault/Soyer,

Note:
Des travaux de recherches sont en marche afin de découvrir la "mère-patrie" de notre aïeule Marie Thibault. Je rapporte un échange courriel qu'André Thibault31 me faisait parvenir en décembre 2013:

" . . . On dit que Marie affirma qu'elle provenait de l'évêché d'Angers . . . (dans son acte de confirmation). . . C'est très curieux car son père, Michel, a affirmé en 1664 lors de sa confirmation, qu'il provenait de l'évêché de Poitiers alors que sa mère, Jeanne Soyer. a affirmé, lors de sa confirmation en 1671, qu'elle provenait de l'évêché de La Rochelle . . . "

Comme vous le voyez, nous avons ici un important dilemme qui empêche, du moins pour l'instant, de vous raconter des histoires sur les lieux d'origine de "notre première grand-mère" à s'établir au Canada. À suivre, dès que faisable.

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1. Résumé du texte de l'acte de baptême de Jean Rolandeau :
Baptisé le 20 janvier 1650 à Saint-Pierre de Marsilly / fils de Louys Roulandeau et Laurence Chauveau / Parrain : Jean Germain de Marsilly / Marraine : Françoise Giraud de Marsilly.

Chaleureux MERCI à Madame Colette Roumeau, Présidente du Cercle Généalogique de l'Aunis et Saintonge. Elle a chaleureusement remis une copie de l'acte de naissance de l'ancêtre Jean et a indiqué le chemin à suivre afin de consulter les archives de Marsilly.
Pour atteindre le site du Cercle (visité le 22 avril 2016)

À votre tour, vous pouvez consulter les registres de Marsilly sur le site Internet suivant :
http://charente-maritime.fr/archinoe/registre.php
la Commune sera Marsilly et le type d'acte, baptême. Sur la page qui suivra, cliquer sur les dossiers 1631-1676. En bas de la nouvelle page suivante, demander la page 63 sur 236, y lire l'acte de baptême de Jean Rolandeau et bonne lecture (visité le 22 avril 2016).

2. Photos de l'église Saint-Pierre de Marsilly
cliquer ici (visité le 25 avril 2016)

3. Origine et Structure du Grand Fief d'Aunis. . . .
http://duguet.pagesperso-orange.fr/GFA.htm (visité le 25 avril 2016)

Aussi, la mention du "Grand Fief D'Aunix" apparaît, sous la plume du curé Regnaudeau, en 1669, au registre de la commune de Marsilly, baptême entre 1631-1676, à la page 144/236. Ce même Regnaudeau répète la mention, le 29 décembre mil six cent septante, à la page 157/236.

4. Afin de contrecarrer l'influence protestante, le 2 mai 1648, le pape Innocent X établit un évêché à La Rochelle. Jean Rolandeau naîtra moins de 2 ans après l'avènement du nouvel évêché.
http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article1071 (visité le 25 avril 2016)

5. Dans une lettre datée du 24 février 1997, Adrien Laurendeau écrivait à l'auteur de ce texte. Il y est fait mention de correspondance qui a eu lieu entre le généalogiste Wilfrid Laurendeau et l'abbé Jean Grimonprez, curé de Marsilly, en octobre 1961. L'abbé Grimonprez y écrit : -Autrefois, on baptisait aussitôt après la naissance et le registre des baptêmes tenait lieu d'état civil. Collection de l'auteur : pj00050.

6. Résumé du texte de l'acte de baptême de Marie Rolandeau :
Baptisée le 15 juillet 1640 à Saint-Pierre de Marsilly / fille de Louys Roulandeau et Laurence Chauveau / Parrain : Mathurin Monguy de Nantilly / Marraine : Marie Garinieau de La Rochelle

7. Résumé du texte de l'acte de baptême de Laurence Rolandeau :
Baptisée le 30 septembre 1641 à ???? / fille de Louys Roulandeau et Laurence Chauveau / Parrain : Pierre Langlois de Nantilly / Marraine : Laurence Guibriniau de La Rochelle

8. Résumé du texte de l'acte de baptême de Jeanne Rolandeau :
Baptisée le 16 décembre 1643 à Saint-Pierre de Marsilly / fille de Louys Roulandeau et Laurence Chauveau / Parrain : Pierre Gauthier de Nantilly / Marraine : Marie (A??) de Nantilly

9. Résumé du texte de l'acte de baptême de Marguerite Rolandeau :
Baptisée le 6 novembre 1645 à Saint-Pierre de Marsilly / fille de Louys Roulandeau et Laurence Chauveau / Parrain : Abraham Audoin de Nantilly / Marraine : Marguerite Mandin de Nantilly

10. Résumé du texte de l'acte de baptême de Hilaire Rolandeau :
Baptisé le 3 novembre 1647 à Saint-Pierre de Marsilly / fils de Louys Roulandeau et Laurence Chauveau / Parrain : Hilaire Daniau de Nieul / Marraine : Jeanne Maillet de Marsilly.

11. La Charente-Maritime; les archives en lignes; registres paroissiaux, pastoraux et d'état civil; commune Marsilly; type d'acte: baptême.
http://charente-maritime.fr/archinoe/registre.php: (dernière visite le 25 avril 2016)

12. Marsilly au temps du "Grand Fief d'Aunix" et de Jean Rolandeau.

Cette carte, où sont nommés les villages voisins de Marsilly, est mise à la disposition du chercheur qui désire explorer les archives de ces villages afin, de peut-être, découvrir des actes appartenant aux familles Rolandeau.

Source de la carte : http://www.geoportail.gouv.fr/accueil carte de Cassini, Marsilly (visitée le 26 avril 2016)

13. Pages blanches françaises
http://www.pagesjaunes.fr/pagesblanches/ (dernière visite le 26 avril 2016)

14. Par contre, nos fouilles démontrent, avec certitude:

  1. que les Rolandeau de France sont les Laurendeau d'Amérique;
  2. que les Laurendeau d'Amérique n'ont aucun lien de parenté avec les Laurendeau de France.

Suite à cette affirmation, nous voyons sursauter quelques Laurendeau vivant en Amérique et ayant un lien de parenté direct avec des Laurendeau de France. Nous connaissons quelques-uns de ces gentils manitous, ils sont peu nombreux et ils vivent sur ce continent depuis moins de 10 ans. Nous leur laissons le doux plaisir d'établir leur dynastie avant de décrire leur migration.

15. Multi-graphies

  • Larondeau 3
  • Laurandau 9
  • Laurandeau 55
  • Laurandeaux 25
  • Laurando 95
  • Laurandos 5
  • Laurendau 13
  • Laurendeau 103
  • Laurendo 44
  • Lorandau 6
  • Lorandeau 69
  • Lorando 98
  • Lorendeau 8
  • Lorendo 6
  • Rolandau 1
  • Rolandaux 6
  • Rolandeau 47
  • Rolando 21
  • Rollandeau 7
  • Rollondeau 1
  • Roulandeau 1
  • Roulando 1

source de cette liste: PRDH

17. Plusieurs historiens ont écrit sur l'histoire de l'Aunis. Pour ceux que cela intéresse, je propose l'oeuvre de Massiou qui est en ligne sous Google Books. Il s'agit de l'Histoire politique, civique et religieuse de la Saintonge et de l'Aunis, depuis les premiers temps historiques jusqu'à nos jours. Ce lien dirige au Tome 1 qui est le premier d'une dizaine de tomes.
Consulté plusieurs fois entre 14 mars 2013 et 26 avril 2016.

18. Petite Histoire de Marsilly par Françoise Lafon, Vice-présidente de la Société d'archéologie et d'histoire de l'Aunis, publication No 21 de la Société d'archéologie et d'histoire de l'Aunis, La Rochelle 1989.

19. Nos origines en France, des débuts à 1825, 4 -Aunis; Normand Robert, Archiv-Histo, Montréal, 1988.

20. Alphonse de Poitiers sur Wikipedia
(visité le 26 avril 2016)

21. Massiou, tome 5 (visité entre le 16 avril 2013 et le 26 avril 2016)

23

À Marsilly sur la côte ouest de la France, autour des années 1670, un jeune homme, les pieds dans l'eau de l'Atlantique, porte son regard au loin devant lui. Jean Rolandeau, 20 ans, tente de percevoir les arômes d'un nouveau pays de liberté. Quelques-uns de ses amis lui ont parlé d'un pays des merveilles. Rêveur, il désire entrevoir les secrets du Canada. Partira ou partira pas ?

source de la carte:
http://www.geoportail.gouv.fr/accueil, carte IGN (source visitée le 26 avril 2016)

L'inscription Marsilly a été ajoutée avec Photoshop

24

Sise à environ 10 km au nord du centre-ville de La Rochelle, Marsilly fait partie de l'actuel département de la Charente-Maritime (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes).

Source de la carte: http://www.geoportail.gouv.fr/accueil, carte IGN, Marsilly (Source, visitée le 26 avril 2016)

25. Collection de l'auteur: références nos. 00149, 00150, 00151

26. Sainte-Famille a été fondée en 1661. Une première église de pierre de 26 m de long y est construite dès 1669 à environ 90 m au nord de l'emplacement actuel. D'importantes dégradations du bâtiment entraînent la construction d'une nouvelle église à partir de 1743. Les travaux s'échelonnent jusqu'en 1747, mais les clochers, sur les tours alors simplement recouvertes d'un toit, sont ajoutés en 1807.

27.
Église St-Jean-Ile-d'Orléans
Église Saint-Jean de l'Ile d'Orléans dans son écrin contemporain.

28.
Montréal en 1687

Superbe plan détaillé de Montréal entre 1687 et 1723, tiré des Archives de Montréal. Consulter des cartes sur le Montréal ancien en cliquant ici http://archivesdemontreal.ica-atom.org/1687-1-plan-de-montreal-de-1687-1723-19-original-cree-en-1884;rad (visité le 26 avril 2016)

29.
Pointe-aux-Trembles en 1693

Le bourg de la Pointe-aux-Trembles s'établit durablement à l'extrémité est de l'ile de Montréal. Source : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=8817,99657639 . . . . .(visité le 26 avril 2016)

Lors d'un voyage/pèlerinage au pays de l'ancêtre, Jean Laurendeau (de Maurice L. et Gertrude Lafortune), nous a rapporté des photos prises à Saint-Pierre de Marsilly.

Nous le remercions abondamment de ce cadeau qui nous aide à mieux percevoir l'esprit de ce temps. Jean Laurendeau est président de Jelcon. (visité le 27 avril 2016)

Église Saint-Pierre-de-Marsilly

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Église Saint-Pierre-de-Marsilly

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Église Saint-Pierre-de-Marsilly

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Fonts baptismaux où Jean Rolandeau s'est fait baptiser en 1650.

Église Saint-Pierre-de-Marsilly

31. Oui . . . oui . . . oui . . . Nous sommes chanceux!
Car, lorsque nous parlons des Thibault dans ce site web, un précieux collaborateur, nommé André Thibault, vérifie la qualité de nos dires et s'assure qu'ils soient conformes à la connaissance du moment. Remercions André de se prêter à ce jeu avec autant de bienveillance. Il permet ainsi de vous rapporter des histoires authentiques. Infatigable chercheur, André est l'auteur du livre "Nos Thibault à nous".

Les meilleures choses ont besoin de patience

Jean Anglade in Le temps et la paille

Petits bonheurs des temps jadis

Marsilly

Cette photo s'est rendue jusqu'à nous par Jean Laurendeau de Jelcon

Condé

Des troubles politiques secouent la France. Deux jours avant la naissance de Jean Rolandeau, soit le 18 janvier 1650, Le Prince de Condé, qui pilote la Fronde des princes, est arrêté.

Louis XIV

Louis XIV nait en 1638, il aura donc 12 ans à la naissance de Jean Rolandeau. Il succède à son père comme roi de France à l'âge de 4 ans. Chassé de sa capitale par la Fronde parlementaire, traqué avec sa mère par la Fronde des princes, sur les routes de France jusqu'en 1652, il en restera profondément marqué . . . . (source: Encyclopédie Larousse Visité le 28 avril 2016).

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Plan de travail ou "Choses à faire"

Source du questionnement sur cette page: Segment "2. Louys Roulandeau et Laurence Chauveau, mais qui sont-ils donc?":

Qui était Louys Roulandeau ?

Suite à maintes recherches, pour l'instant, je laisse cette partie de l'intrigue à un autre chercheur, un dévoué à la cause des Laurendeau d'Amérique qui se laissera séduire par les aventures de nos ancêtres en France. Hilaire, le seul frère de notre ancêtre Jean, a continué à habiter la France. Il est un bon point de départ, lequel permettra, éventuellement, de rencontrer nos vrais cousins de France.

Il y a aussi une autre piste à explorer, celle des lieux de résidence des parrains et marraines des soeurs et du frère de Jean Rolandeau. La majorité vient de Nantilly et les autres de La Rochelle, Nieul et Marsilly. Il est possible que Louys Rolandeau et Laurence Chauveau aient habité dans une paroisse voisine de Marsilly.

Si vous, grand lecteur de ce site, impétueux chercheur d'histoires épatantes sur nos ancêtres, avez le goût de passer un peu de votre temps sur le susmentionné sujet, comme on dit communément en latin "sky's the limit". Nous serons plus qu'heureux de publier le fruit de vos recherches dans ce site web.

Source de ce questionnement sur cette page: Segment "4. L'histoire de Marsilly et de son Aunis":

Pourquoi Jean Rolandeau a-t-il quitté la France jusqu'à désirer s'établir à Pointe-à-la-Caille (aujourd'hui Montmagny) au Québec?

Malgré nos lectures et recherches, cette question hante toujours nos pensées.

La vie était probablement dangereuse et difficile, à cette époque, en France. Si cela est réalité, il faut croire que les infortunes de Jean Rolandeau avaient assurément du bon pour son futur. Ainsi, elles préparaient déjà notre ancêtre à la dure vie de braver avec force, sagesse et sérénité les arpents de neige et les Iroquois de son futur pays d'adoption.

Si vous connaissez bien l'histoire et le comportement des humains en Aunis entre les années 1620-1670. Si vous pensez pouvoir jeter quelques lumières sur nos questionnements à propos de notre ancêtre Jean Rolandeau. Si vous avez le goût de partager votre science, s'il vous plait, contactez-nous.

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