Histoire et généalogie des Laurendeau d'Amérique

et de leurs familles alliées

sous le Régime Français.

les premières générations de Rolandeau/Laurendeau en sol d'Amérique

par Louise Authier et Jean Laurendeau, Gardes-Mémoires, Montréal.

Première Partie

Jean Rolandeau et Marie Thibault

Les premiers ancêtres de tous les Laurendeau d'Amérique

Nos premiers grands-parents à s'établir sur le sol d'Amérique

dessin de Jean Rolandeau

Les recensements petits Bonheurs du temps Jadis Plan travail

008.
Les recensements dans le temps de
Marie Thibault et Jean Rolandeau

01. Brèves observations sur les recensements tenus durant la période du régime français

Les recensements nominatifs généraux entrepris par le gouvernement, durant la période du régime français, sont relativement peu nombreux. Ceux de 1666 et 1681 touchent toute la colonie. Le recensement de 1667 servira à compléter celui de 1666, ce dernier étant fort mal-en-point. Celui de 1681 est le dernier recensement général fait avant l'arrivée du régime anglais de 1760.

Dans le cadre du premier recensement en 1666, on a dénombré 3 215 habitants et recueilli des données sur l'âge, le sexe, l'état matrimonial, le lieu de résidence et la profession. Le complément de 1667 portait, entre autres, sur la superficie des terres déboisées ainsi que sur le nombre de bovins et de moutons.

L'intendant Jean Talon est généralement considéré comme étant celui qui a mené le premier recensement moderne au Canada. Envoyé par Louis XIV pour administrer la colonie de la Nouvelle-France, Talon a reconnu l'importance d'avoir des renseignements fiables sur lesquels il pouvait se fonder pour organiser la colonie et favoriser son développement.

L'étude démographique de la population Québécoise bénéficie de trois recensements nominatifs (1666, 1667 et 1681) qui ont l'avantage de se situer à l'époque de la principale vague d'immigration. Ces recensements ont le mérite de préciser l'âge des immigrants à une époque où ils sont encore jeunes. En plus d'attester de leur présence dans la colonie, à défaut de registres d'embarquement et de débarquement presque tous détruits au cours des siècles . . . 1

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02. Extrait tiré d'un registre du recensement de 1681

Tant qu'on n'a pas vu, on ne sait pas. Nos ancêtres avaient de la classe, ils ne listaient pas les noms à l'endos d'une écorce de bouleau. D'une belle écriture, ils tenaient registres avec virtuosité. L'image qui suit, prise au hasard de ce site2, est un parfait exemple.

registre de recensement

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03. Le Recensement de 1681 chez les Laurendeau

En 1681, le recenseur s'arrête au domicile des Thibault/Rolandeau. Il inscrit, dans son registre, 3 ce qui suit :

Jean Rollandeau, habitant, 30 ; Marie Thibaud, sa femme, 184; 2 fusils ; 1 vache5 ; 6 arpents en valeur.

Ces rarissimes mots et chiffres ne répondent pas tout à fait à nos attentes. Ils nous laissent avec un vide qui ne contente pas notre curiosité, notre soif de savoir. Par contre, ils démontrent l'importance du recensement. En premier lieu, le dénombrement confirme l'endroit où nos ancêtres sont bel et bien établis. En plus, il rassure. Nous voyons que l'habitant Jean et sa femme Marie mangeaient à leur faim grâce à la vache, d'une parcelle de terre défrichée et livrée à la culture de légumes et petits fruits et aussi en raison des fusils utiles à chasser les viandes des bois.

De plus, ce recensement est fort instructif à celui qui tente d'imaginer, de comprendre comment vivait l'ancêtre. Il permet de rencontrer les gens qui demeurent près de l'ancêtre. Il n'y a qu'un pas à franchir afin de projeter avec qui il plantait ses pieux de clôtures? Avec qui il réparait le toit de sa maison? Avec qui il s'amusait? Il est fort possible que tout cela fut fait et même encore davantage. Rencontrons-en quelques-uns.

Guillaume Fournier 60 ans. Il était là quand Jean arriva à Pointe-à-la-Caille. Voici où il en est rendu avec sa petite famille:
Françoise Hébert, sa femme, 46 ; enfants : Joseph 20, Jean 16, Simon 14, Pierre 12, Françoise 11, Louis 9, Madelaine 6, Charles 4 ; 3 fusils; 12 bêtes à cornes ; 10 arpents en valeur.

Plus tard, Simon se mariera avec Catherine Rousseau. Ces deux tourtereaux auront une Marie-Angélique. Le fils de l'ancêtre demandera la belle Angélique en mariage. C'est ainsi que les Laurendeau établissent une connexion avec d'anciennes familles alliées nommées Fournier et Hébert. (Source: Archives de l'auteur).

Alphonse Morin 30ans.
Marie Normand, sa femme, 30 ; enfants : Alphonse 11, Pierre Noel 10, Joseph 7, Catherine 4, Jean 2 ; 2 fusils ; 7 bêtes à cornes ; 6 arpents en valeur.

Alphonse Morin dit Valcourt est le fils du seigneur du fief Saint-Luc, Noël Morin. Marie Normand est née en France à Sens, Yonne.

Nicolas Sarasin 30 ans.
Marie Blondeau, sa femme, 18 ; Joseph leur fils, 1 ; 1 fusil ; 2 bêtes à cornes ; 4 arpents en valeur.

Nicolas Sarasin, originaire de Paris, était le seul médecin royal de la Nouvelle-France et il recevait de ce chef six cents livres par année. Il a séjourné à Pointe-à-la-Caille entre 1680 et 1694. Il est le parrain de Louise Prou (de Jean Prou et Jacquette Fournier)6.

Jean Prou 34 ans. Il était là quand Jean arriva à Pointe-à-la-Caille. Voici où il en est rendu avec sa petite famille:
Jaquette Fournier, sa femme, 22 ; enfants ; Denis 6, Jean 4, Louise 2, Pierre 4 mois ; 1 fusil ; 12 bêtes à cornes ; 6 arpents en valeur.

Jean Prou est né à Québec. Il est le fils de Jean Prou, originaire de Mantilly, évêché d'Angers, en France. Il est un "scieur en long" qui s'associe à Noël Morin dans le projet de l'artillerie de Québec. Il épouse Jaquette, la seconde fille de Guillaume Fournier7

C'est ici, dans cet ordre que le recenseur a inscrit la famille Rolandeau/Thibault, nos ancêtres

Pierre Blanchet 35 ans. Lui aussi était là quand Jean arriva à Pointe-à-la-Caille. Voici où il en est rendu avec sa petite famille:
Marie Fournier, sa femme, 26 ; enfants : Pierre 10, Guillaume 8, Madelaine 6, Jacques 4, Angélique 2 ; 1 fusil ; 7 bêtes à cornes ; 8 arpents en valeur.

Pierre Blanchet, originaire de l'évêché d'Amiens, en Picardie, s'est marié à Québec, le 17 février 1670, avec Marie, la fille aînée du fondateur de la paroisse, Guillaume Fournier8.

Pierre Jonqua 33 ans.
Jaqueline Boulé, sa femme, 23 ; enfants ; Pierre 8, Jacqueline 4, Jean 2 ; 1 fusil ; 4 bêtes à cornes ; 4 arpents en valeur.

Pierre Joncas dit Lapierre est originaire de l'évêché de Lombès en Gascogne. Il a épousé Jacqueline, une des filles de Robert Boulé. L'aîné, lui aussi nommé Pierre, né le 14 octobre 1673, a été trouvé pris dans une trappe à ours et inhumé à Saint-Thomas le 22 août 17049. Il devait y avoir des atomes crochus entre lui et notre ancêtre, car Joncas a été le témoin de l'ancêtre lors de son mariage à la paroisse Notre-Dame de Québec.

Jacques Posé 38 ans
Marie Jobidon, sa femme, 25 ; enfants : Marie 6, Jacques 4, Jean 1 ; 2 fusils ; 7 bêtes à cornes; 10 arpents en valeur.

Jacques Posé est originaire de la paroisse de Saint-Sauveur, évêché de La Rochelle. Orphelin de père et de mère, il émigre au Québec à l'âge de 20 ans. Il passe par la Côte de Lauzon avant de s'établir à la Pointe-à-la-Caille. Il épouse Marie Jobidon, veuve de Michel Isabel.

À propos des enfants: Marie, 6 ans, est née du mariage Marie Jobidon et Michel Isabel. Jacques devrait correspondre à Louis, 4 ans, fils de Marie Jobidon et Michel Isabel. Jean devrait correspondre à Anne Posé, âgée de 1.5 ans.10.

Robert Boullé 50 ans
Françoise Grenier, sa femme, 44 ; enfants : Jacques 17, Pierre 12, Martin 9, Françoise 7, Robert 4, Jean 2 ; I fusil ; 6 bêtes à cornes ; 5 arpents en valeur.

Robert Boullé et Françoise Grenier sont venus de France vers 166011.

Geneviève Des Prés, veuve de Louis Couillard de Lespiné, 40 ans
Ses enfants: Louis 18, Geneviève 17, Jacques 16 ; Pierre, domestique, 46 ; 1 fusil ; 2 carabines ; 5 bêtes à cornes ; 10 arpents en valeur.

Nicolas Gagné 45 ans
Ursule Cloutier, sa femme, 20 ; enfants : Louis 3, Nicolas 2 ; Charlotte Cloutier, soeur 10; Jean, domestique, 12 ; 2 fusils ; 9 bêtes à cornes ; 10 arpents en valeur.

Selon le PRDH, Nicolas Gagné serait arrivé au Canada sous le nom de Nicolas Gamache. Il est baptisé à St-Illiers-la-ville, évêché de Chartres, Orléanais en 1639. Lors du recensement, il se déclare habitant et tous ses enfants sont nommés Gagné. Sa femme Ursule Cloutier nous vient de nos belles familles Canadiennes. Son père Charles Cloutier est issu du couple Zacharie Cloutier, le fameux maitre charpentier arrivé au pays en 1634 et Xainte Dupont. Sa mère, Louise Morin, est la troisième enfant de Noël Morin, sieur de Saint-Lucque et Hélène Desportes. Cette dernière est qualifiée comme étant le premier enfant blanc à naître en Amérique du Nord.

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04. Le Recensement de 1681 chez les Thibault

Nous avons vu que notre première aïeule à s'installer au pays, fait partie du recensement de Pointe-à-la-Caille. Je vais nommer quelques voisins de sa famille. Certains lecteurs diront que de s'engloutir sous une autre kyrielle de noms rebute par sa monotonie. Patience chère lectrice, cher lecteur, cela nous apprendra quelques nouveautés sur l'environnement de la famille Thibault.

C'est donc dire, qu'en 1681, dans la Seigneurie de Maure, les parents de Marie Thibault n'échappent pas à la quête du recenseur. Ayant sous le bras son inestimable registre, il s'annonce chez les Thibault et prend note de ce qui suit:

Michel Thibaud 40 ; Jeanne Lausé sa femme, 45 ; enfants: Marguerite 14, Jean 9, Jeanne 7; 1 fusil, 2 vaches, 15 arpents en valeur.

Commentaires sur ce que nous venons de lire:

  • Jeanne Lause est en fait Jeanne Soyer. Le recenseur a fait un acte de l'esprit qui tient pour vrai ce qui est faux . . . selon Le Dictionnaire12.
  • L'ainée de la famille, Marie, ne figure pas dans le registre puisqu'elle vit avec Jean Rolandeau.
  • Louise est mariée avec le grand René Alary. On la verra, dans la liste qui suit, vivant à quelques portes de ses parents.
  • Marie-Jeanne est mariée avec un maître tailleur de la ville de Québec, Guillaume Fabasse.

Les voisins des Thibault13:

Jean Pinsart 60 ans, 10 arpents en valeur.

Selon le merveilleux blogue de Guy Perron: "Fils de Jacques Pinsart et de Marie Dubourg, Jean Pinsart est baptisé le 26 août 1640 à Périgny (Aunis). Il s’engage à 17 ans, le 30 avril 1658, pour aller travailler au Canada durant trois ans à titre de laboureur à raison de 70 livres par an. Est nourri par Pierre Gaigneur pendant son passage et la durée de son engagement. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle à bord du navire Le Prince Guillaume (200 tx) à destination de Québec où il arrive le 13 août. Il est confirmé à Québec le 24 février 1660. Il obtient une terre en 1665. En 1666, il est domestique d’Étienne Letellier à Gaudarville. Au recensement de 1681, on le retrouve dans la seigneurie de Maure. Il décède, le 26 juillet 1700 à l’Hôtel-Dieu de Québec."14.

Jean Rasset 35 ans
Jeanne Chapeau sa femme, 24 ; enfants : Jean 3, Pierre 6 mois; 1 fusil ; 1 vache ; 6 arpents en valeur.

Jean Rasset (Racette) est originaire de Sainte-Geneviève-en-Brie, Rouen, Normandie. Sa femme Jeanne Chapeaux est née à Québec. Il fut menuisier engagé à Beauport chez Simon Denis de la Trinité avant de prendre possession d'une terre dans la seigneurie de Maure15.

Pierre Girard, 40 ans
Suzanne Lavoye, sa femme, 30 ; enfants : François 8, Jean 6, Jean-Baptiste 3, Magdeleine 5, Jeanne 7; 1 fusil ; 5 bêtes à corne, 12 arpents en valeur.

Pierre Girard est originaire de Les Sables d'Olonne, Vendée, France. Il travaille au Collège des Jésuite de Québec et devient parrain de Marguerite Thibault (enfant de Michel Thibault et Jeanne Soyer) avant d'épouser, à La Rochelle, en France, Suzanne Lavoye. Ce contrat de mariage sera relu devant le Notaire Gilles Rageot de Saint Luc en 1688. Presque 20 ans plus tard, il se remariera avec Élisabeth Lequin16.

Louis Doré 45 ans
Jeanne Dufossé sa femme 42, enfants: Magdeleine 11, Étienne 10, Louis 8, Jeanne 6, Françoise 5; 9 arpents en valeur.

Louis Doré est originaire de Vivier-Jusseau, actuellement de la commune de Chives en Charentes-Maritime. Il arrive en Nouvelle-France à bord du navire le Saint-Jean-Baptiste. Il épouse à Québec, Jeanne Dufossé, fille du Roy, originaire de la paroisse St-Léger, évêché d'Évreux en Normandie. Il s'établit dans la seigneurie de Maure en 1669.17

Pierre Peluchon 68 ans
Marie Ledoux, sa femme 50; enfants: Pierre 17, Catherine 15, Jeanne 9; 4 bêtes à cornes, 5 arpents en valeur.

Pierre Peluchon est originaire de la Charente-Maritime. Il se marie avec Marie Grignault dit Ledoux à Notre-Dame de Québec. Il est confirmé à hôpital Hôtel-Dieu de Québec, âgé de 86 ans. Il décède en 1699 à l'âge de 100 ans. Il semble que certains membres de la génération suivante portent le nom d'Aubuchon.18

René Allarie 35 ans
Louise Thibaud, sa femme, 16; 1 fusil, 2 bêtes à cornes, 8 arpents en valeur.

René Allarie, originaire de Neuville-de-Poitou, dans le diocèse de Poitiers, dans l'ancienne province du Poitou, immigre en Nouvelle-France, comme engagé du Séminaire de Québec, alors qu'il était âgé d'environ 28 ans. Il épouse Louise Thibault, âgée de 13 ans, à Neuville, près de Québec. Lors de ce mariage, il se fait nommer René Grandalary. Louise est la fille de Michel Thibault et Jeanne Sohier et aussi la soeur de Marie Thibault, notre première aïeule en sol d'Amérique19. Le couple vit sur la première terre de notre ancêtre Jean Rolandeau. Voir plus bas, les Cartes de Gédéon de Catalogne.

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1. Sources des informations générales sur les recensements

2. Source de l'image du registre
Collection Canada (visité le 12 janvier 2017)

3. Sources des informations:

  • PRDH fiche #97604
  • Le merveilleux CD Le Sulte publié par La Société de généalogie des Cantons de l'Est, publication #47; Histoire des Canadiens-Français, volume 5. Les voisins de Jean Rolandeau sont nommés sous la section "Seigneurie de Bellechasse" et les voisins de Michel "Thibaud", section "Seigneurie de Maure".

4. NDLR:
D'après les informations que nous tenons, Marie Thibault est née approximativement en 1661. Notre conseiller sur la famille Thibault, André Thibault, confirme que l'acte de naissance de Marie T. n'est toujours pas trouvé. Elle avait donc, soit 18 ans tel qu'inscrit par le recenseur, ou plus ou moins. Les écrits d'un recenseur ne constituent pas une garantie de certitude.

5. À propos des vaches de ce temps . . . voici un texte de notre honorable généalogiste Wilfrid Laurendeau. (NDLR.: Ici, nous avons conflit: Nous avons vu que le beau-père de Jean donne une vache lors du mariage de ce dernier. En plus, Wilfrid nous raconte l'histoire d'une vache acquise selon la méthode expliquée plus bas, avec document notarié. Le texte qui suit est mis-là afin de nous permettre de comprendre comment les ancêtres bâtissaient leur cheptel.)

La vache dont il est fait mention dans ce recensement a toute une histoire que l'on peut reconstituer grâce à un acte du notaire Gilles Rageot; elle nous permet de lire le développement de la ferme de Jean Rolandeau.

Nos pères pour la plupart commençaient leur carrière en ce pays sans autre capital que leur courage et leur énergie. La ferme que les autorités du pays leur concédaient gratuitement était couverte de bois et il fallait la défricher arpent par arpent. La tâche ne les effrayait pas . . . Quant aux grains de semences et aux animaux, il fallait s'entendre avec les anciens habitants du pays pour se les procurer peu à peu. L'ingéniosité suppléait aux ressources et nous allons voir comment Jean Rolandeau sut habilement se préparer, pour lui-même et à son fils un troupeau de laitières.

S'il pouvait s'en procurer une, le problème était réglé car la multiplication se fera assez rapidement; mais une laitière malgré les bas prix de cette époque était au-dessus de ses moyens. Nous sommes au printemps 1679, un an avant son mariage.

Le prix de la laitière est plus élevé si elle est dans la vigueur de l'âge et en plein rapport, il l'est beaucoup moins dans les premiers mois qui suivent la naissance. Jean Rolandeau s'entendit avec un nommé Pierre Normand-Labrière** qui avait une future laitière alors âgée de 6 mois. Il (Jean Rolandeau) en prendra soin pendant cinq ans et la lui rendra ensuite grande et belle; pendant l'intervalle sans doute Jean Rolandeau comptait qu'il aurait commencé la multiplication du troupeau. C'est à l'expiration de ces cinq années que nous rencontrons les deux parties chez le notaire Gilles Rageot pour prolonger le marché de trois autres années.

Ce qui se passe chez Jean Rolandeau, nous l'avons rencontré chez les voisins qui l'ont précédé, nous le reverrons chez ceux qui arriveront après lui. Nous verrons ensuite la situation s'améliorer chez chacun d'eux d'année en année grâce à un travail constant, et le confort et l'aisance arriver rapidement.

Source: Les Familles Laurendeau -1680-1960; par Wilfrid Laurendeau, page 6; publié à compte d'auteur en 1964

**Pierre Normand-Labrière : nous avons vu, à la page précédente, sa femme et sa fille participer au mariage de Jean Rolandeau et Marie Thibault. Au recensement de 1681, Pierre et sa femme Catherine ont 7 enfants dont Étiennette est l'ainée. Tous vivent à Québec. Pierre pratique le métier de taillandier (celui qui fabrique ou commercialise des outils tranchants; cisailles, bêches, sécateurs, etc.). Il est né vers 1635, évêché de Sees, Perche. Sa femme Catherine Normand n'a aucun lien de parenté avec Pierre. Elle est originaire de Sens, Yonne et fille du Roi.

6. Source sur les Prou et autres voisins:
Le courrier du livre, vol.4, no 44, page 251, par R. Renault, 1899. Il s'agit d'une série de notes historiques sur Saint-Thomas-de-Montmagny. (visité le 14 mai 2014 et le 12 janvier 2017)

7. Source, le livre
Montmagny . . . une histoire 1646-1996, Yves Hébert, Ville de Montmagny, 1996, page 43.

8. Source sur les Fournier et autres voisins:
Le courrier du livre, vol.4, no 44, page 252, par R. Renault, 1899. Il s'agit d'une série de notes historiques sur Saint-Thomas-de-Montmagny. (visité le 14 mai 2014 et le 12 janvier 2017)

9. Source sur les Jonqua et autres voisins:
Le courrier du livre, vol.4, no 44, page 259, par R. Renault, 1899. Il s'agit d'une série de notes historiques sur Saint-Thomas-de-Montmagny. (visité le 14 mai 2014 et le 12 janvier 2017)

10. Sources sur les Pozé
Collection de l'auteur: document imprimé en avril 2009, intitulé "Jacques Posé, Ancêtre des "Pauzé" au Canada, par Fernand Janson. Les informations sur les enfants sont tirées d'un courriel daté du 26 mai 2014.
Lors de la mise à jour, du 26 mai 2014, de cette page, nous avions une adresse web de la page de Monsieur Janson. Malheureusement, lors de nos vérifications du 12 janvier 2017, il ne semble plus y avoir de page active. Si Monsieur Janson peut nous informer sur ses nouvelles coordonnées, nous en serions ravis.

11. Source sur les Boullé et autres voisins:
Le courrier du livre, vol.4, no 44, page 258, par R. Renault, 1899. Il s'agit d'une série de notes historiques sur Saint-Thomas-de-Montmagny. (visité le 14 mai 2014 et le 16 janvier 2017)

13. Sources des informations:
Le merveilleux CD Le Sulte publié par La Société de généalogie des Cantons de l'Est, publication #47; Histoire des Canadiens-Français, volume 5. Les voisins de Jean Rolandeau sont nommés sous la section "Seigneurie de Bellechasse" et les voisins de Michel "Thibaud", section "Seigneurie de Maure".

Toute personne, le moindrement intéressé par la circulation des individus entre la France et le Canada, au début de la colonie, doit consulter le blogue de Guy Perron.
14. Source des informations:
https://lebloguedeguyperron.wordpress.com/2016/03/24/120-les-engages-leves-par-pierre-gaigneur-pour-le-canada-en-1658/ (visité le 16 janvier 2017).

15. Sources:
PRDH #96060, #67199 et Généalogie Québec. (visité le 18 mai 2014 et le 16 janvier 2017).

16. Sources:
PRDH #95870, #74796 et Généalogie Québec. (visité le 18 mai 2014 et le 16 janvier 2017).

17. Sources:
PRDH #66920, #59357 et Généalogie Québec, (visité le 19 mai 2014 et le 16 janvier 2017) et le site familial Doré (visité le 17 janvier 2011, mais inexistant au 19 mai 2014).

18. Sources:
Site Généalogie Québec. (visité le 19 mai 2014 et le 16 janvier 2017)

19. Sources:
PRDH #55143 et Site Nos Origines (visité le 19 mai 2014 et le 16 janvier 2017)

Celui qui garde un oeil sur le passé n'en a qu'un sur le présent. Mais celui qui ne garde aucun oeil sur le passé est aveugle

Dixit un auteur inconnu

Petits bonheurs des temps jadis

Jean Talon
Jean Talon est né en 1626 à Châlon-sur-Marne en Champagne, France. En 1665, il devient le premier Intendant à se rendre en Nouvelle-France. Il retournera en France, malade, en 1672. En plus d'être celui qui a structuré et mis en place les premiers recensements au pays, il est considéré comme étant l'Intendant le plus marquant de toute la période du Régime Français. Source: Dictionnaire Biographique du Canada (visité le 16 janvier 2017)

Château Vesailles
En 1682, Louis XIV installe le gouvernement et la cour de Paris à Versailles. La construction du château débute en 1631 sous Louis XIII et se termine en 1770, sous Louis XV. Lire plus sur cette fameuse épopée (visité le 17 janvier 2017)

La photo est tirée du magnifique site d'André Le Nôtre. Voir beaucoup plus de photos ici (visité le 17 janvier 2017)

Comédie-Française
Le 21 octobre 1680, par lettre de cachet ou décret, le roi Louis XIV fonde la Comédie-Française, première troupe de théâtre permanente de France.
La première pièce jouée en 1681 était Phèdre de Racine. Source: La Comédie-Française selon Herodote.net.

1. Emplacement première terre de Jean Laurendeau
Cette carte et la suivante donnent l'emplacement de la première terre de Jean Laurendeau. Les seigneuries Demaure et Neuville font partie de notre quête. Les terres de Jean Rolandeau et Michel Thibault, le père de Marie notre première aïeule, sont situées en bordure du fleuve Saint-Laurent. Image tirée du CD Le Sulte, publication #47 de la Société de généalogie des Cantons de l'Est. La carte est dressée en 1709 sous les ordres du Sieur de Catalogne.

2. Emplacement première terre de Jean Laurendeau
Plus haut, à l'aide du recensement de 1681, nous repérions l'endroit précis où était située la première terre de notre ancêtre Jean Rolandeau. Souviens-toi, cher ami complice de mes explorations, quand je te parlais de ma monumentale découverte de documents juridiques. J'avais joyeusement disserté sur le sujet dans le chapitre Les premiers pas en Amérique . . . de Jean Rolandeau. Je prouvais noir sur blanc ce à quoi ressemblait la chaîne des titres de cette terre; "Le contrat s.s.p. émis en 1667 à Laurendeau avait passé entre les mains de Jean Denis, René Alarie et Charles Letartre, qui le détenait encore en 1721. . .". Cette découverte avait résolu une multitude de questions. Entre autres, à cause de l'éloignement, tous les chercheurs sur nos familles, se demandaient comment un gars de Pointe-à-la-Caille avait pu rencontrer une fille de Neuville. Maintenant, la carte nous fait mieux visualiser comment cela s'était produit. L'ancêtre avait repéré sa future, celle qui fonderait notre famille avec lui, tout simplement parce qu'elle demeurait à quelques enjambées de sa première terre. Hé! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple.

Les documents du temps font état d'une terre que l'ancêtre aurait reçu dans la seigneurie de Dombourg. Il faut savoir que cette seigneurie s'est fondue dans celle de Neuville un peu plus tard. Il est honorable de remarquer que les noms des voisins de Michel Thibault ne sont pas les mêmes sur la liste du recensement de 1681 et sur les cartes du Sieur de Catalogne. Il y a tout de même 28 ans de différence entre les 2 documents cités.

Plan de travail ou "Choses à faire"

Tenter de suivre la trace de la vache donnée par le beau-père et de celle dont il est fait mention au contrat notarié de Rageot.

Établir, sur une carte contemporaine, l'endroit où serait située la première terre de l'ancêtre Jean. Ce sera excellent pour vos pèlerinages dans ce coin de pays.

Vous désirez lire plus sur l'histoire des Laurendeau?
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