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Chronologie de l'histoire du Québec, de l'Acadie et du Canada-français, Livre II: 1664-1713

Du village de Pointe-à-la-Caille
à la Ville de Montmagny

il y a zéro (0) km et 220 ans

L'origine toponymique de la Pointe-à-la-Caille n'est pas établie de façon certaine. La première mention dans les actes notariés date du 12 septembre 1663. On la retrouve dans le minutier de Guillaume Audouart dit Saint-Germain, dans une quittance de Noël Morin à Guillaume Fournier, tous deux habitants de Québec.

Selon certains historiens, le nom de La Caille proviendrait de certains oiseaux qu'on rencontrait abondamment au début de la colonie. Il est possible qu'on ait appelé caille, la tourte qu'on retrouvait en abondance dans la vallée du Saint-Laurent.

Une autre version historique fait état d'Adrien Dabancour dit La Caille qui se serait noyé avec son compagnon Étienne Sylvestre, le 2 mai 1640, près de Berthier. Son corps aurait été retrouvé et enseveli à la pointe qui porte son nom. De retour d'un voyage, Jean Joliette y exhume les ossements et les apporte à Québec pour une sépulture qui a lieu le 26 mai 1641.

Aussi, ce pourrait être une déformation de l'ancien mot caye, qui désigne un fond de roches molles couvert de vase et d'herbage où on peut s'échouer. À cause de la topographie du fleuve à cet endroit, cette dernière version semble être la plus plausible.

Vers 1760, la communauté se nomme Saint-Thomas de la Pointe-à-la-Caille.

Fondation de la municipalité de village de Saint-Thomas-de-Montmagny le 13 octobre 1845. Le capitaine de bateau Louis Fournier est élu premier maire.

Incorporation de la Ville de Montmagny le 30 mars 1883. Nazaire Bernatchez en devient le premier maire.

retour à l'an 1681

La paroisse de Saint-Thomas

Le missionnaire Thomas Morel dessert toutes les missions de la Côte-du-Sud jusqu'en 1683. Son nom apparaît dans le premier registre de la Pointe-à-Caille, à partir du 24 août 1679, au moment du baptême d'une fille de Guillaume Fournier et de Françoise Hébert. Durant la belle saison, ce missionnaire parcourt la côte et rédige les actes de baptêmes, de mariages et de sépultures. On lui doit les premiers récits des miracles survenus à Sainte-Anne-de-Beaupré.

En 1686; construction d'une première église à la Pointe-à la Caille, sur des terrains donnés par Guillaume Fournier et Françoise Hébert. Mgr. de Saint-Vallier bénit l'église le 21 avril 1686.

Le 29 octobre 1714, l'évêque de Québec procède à l'érection canonique de la paroisse Saint-Thomas à la Pointe-à-la-Caille. Charles Hazeur-Desauneaux en devient le premier curé. Probablement que le nom de la nouvelle paroisse provient de son premier missionnaire.

Ci-après, vous voyez la première église de Saint-Thomas. Elle fut abandonnée en 1771 à cause de la montée des eaux du fleuve St-Laurent. Il s'agit d'une reconstitution, à partir de la mémoire collective, provenant de Marie-Angéline Body, née Dion (1860/1902).

C'est dans les églises que pendant un siècle, étaient concentrées toutes les activités religieuses et sociales de nos ancêtres.

Si vous regardez le dessin, Jean Rolandeau venait à l'église par le petit chemin, à gauche, où est présentement le cheval.

Église de St-Thomas

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L'affrontement Frontenac - Phipps

Une belle victoire canadienne

Dans la Bibliographie de la page d'entrée intitulée HISTOIRE, le livre numéro 009, vous est suggéré. Il s'agit de 1690, Sir William Phips devant Québec, Histoire d'un Siège; Ernest Myrand; Imprimerie de L.-J. Demers et Frère, Bureau de L'Événement, Québec 1893. Je reviens sur ce volume car je sais qu'il plaira aux amateurs de la petite histoire qui se passe au quotidien, pendant que la grande se fait. Je procède ainsi car le livre est facilement disponible en ligne. Pour votre bon plaisir, commencez votre lecture en cliquant sur ce lien: http://www.archive.org/details/1690sirwilliamph00myrauoft (site visité entre le 8 février et le 21 février 2011).

Mais avant votre lecture, voici quelques points forts du livre:

  1. Frontenac, dans une relation écrite à M. de Seignelay, en date du 12 novembre 1690, raconte, entre autre, ce qu'il faisait quand il a appris que Phipps approchait de Québec.
  2. Monseignat, dans une relation écrite à Madame de Maintenon, raconte dans le plus pur détail tout ce que cette saga a crée. Il rapporte la demande de reddition de Phipps et la longue et impitoyable réponse de Frontenac. Entre autre, la fameuse phrase je lui répondrai par la bouche de mes canons prend, selon Monseignat cette forme:
    • . . .je n'ai point de réponse à faire à votre général, que par la bouche de mes canons et à coups de fusil; qu'il apprenne que ce n'est pas de la sorte qu'on envoie sommer un homme comme moi! '"
  3. Découvrez comment Phipps masque sa défaite dans une lettre adressée à sa majesté. The above written is a true account. Witness my hand.
  4. Le Major Thomas Savage de Boston en Nouvelle-Angleterre, présent à la bataille contre les "french in Canada", sous le commandement de Phipps, écrit une lettre à son frère Perez Savage de Londres. As for news, here is very little, only about our defeatment at Canada; and least some ill tongue should abuse any with you, this will give you a brief narrative of it . . .
  5. Lisez la saisissante relation du Baron de la Hontan; . . . Quand on eut mis pied à terre, Monsieur de Frontenac oublia la fatigue du voyage et ne pensa qu'à prendre ses précautions: il visita tous les postes et fit fortifier les plus faibles. Notre artillerie n'était pas extrêmement formidable; douze pièces de gros canon en faisaient le capital, ce qui était bien peu de chose pour un Québec. Nous n'étions pas mieux pourvus de munitions; mais le gouverneur économisa prudemment sa faiblesse; il proportionna ses batteries et il dispensa tout si à propos qu'il n'eut plus aucune inquiétude et qu'il parut dans entière confiance d'anéantir tous les efforts des Anglais . . .
  6. Dans la relation de Bacqueville de la Potherie, vous lirez, entre autre: . . . de l'arrivée d'un chef abénaquis qui venait exprès de l'Acadie. "Je viens incessamment, dit ce chef au major, pour t'avertir que j'ai appris par une Anglaise considérable que nous avons prise près de Pentagouét, que trente vaisseaux, dont il y en a trois fort grands, partent pour venir prendre Québec . . .
  7. Suivez l'auteur, Monsieur Myrand, dans sa prospection des archives anglaise et dans sa recherche afin d'évaluer les forces anglaises. Vous verrez, il parviendra a ses fins et c'est ainsi que vous comprendrez mieux la signification de l'expression guignon de sort.
  8. Consultez la liste alphabétique de l'état-major, des officiers, des sous-officiers et des soldats de l'armée Canadienne-Française.
  9. Suivez le décompte des morts et des blessés dans les deux camps.
  10. Quels prisonniers Phipps et Frontenac échangèrent-t-ils?
  11. Voir le portrait de Québec en 1690: les plans de la ville, ses personnages militaires, politiques, religieux et civils.

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les concessions
de la seigneurie de la Rivière-du-Sud

Il y a quelques années, j'ai fait mon premier voyage de reconnaissance généalogique à Montmagny. J'y ai rencontré un gentil Monsieur qui m'a guidé dans mes recherches. Il m'a aussi généreusement transmis la carte que vous pouvez consulter ci-dessous. Malheureusement, j'ai perdu toute trace de ce gentil Monsieur.

Cette carte partielle des concessions de la seigneurie de la Rivière-du-Sud est levée en 1709 par le sieur Gédéon de Catalogne et dressée par Jean-Baptiste Decouagne. L'original serait conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris.

carte partielle des concessions de la seigneurie

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Photo contemporaine comparée au plan fait par Gédéon de Catalogne en 1709

Cette photo aérienne détermine avec précision le lieu de résidence du premier Laurendeau en Amérique.

Ceci, grâce à la générosité de Monsieur Simon Gilbert de Montmagny, actuel propriétaire de la maison Bélanger. Monsieur Gilbert est le deuxième voisin de la terre que possédait notre ancêtre Laurendeau.

photo aérienne contemporaine comparée au plan de Gédéon de Catalagne daté de 1709

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Au nom de mes ancêtres, je vous dis merci de votre visite