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arbre généalogique de 01 -Jean Rolandeau

01 -Jean Rolandeau

Le texte qui suit nous vient du livre "Les familles Laurendeau; 1680-1960" écrit par Wilfrid Laurendeau et publié en 1964.

L'histoire de la Première génération
se forge sous la gouverne de 01 -Jean Rolandeau

Le vingtième jour du mois de janvier mil six cent cinquante, a été baptisé en l'église St-Pierre-de-Marsilly, France, Jean, fils de Louis Rolandeau (1) et de Laurence Chauveau. Parrain: Jean Thumain, marraine: Françoise Pinaud, tous demeurant en la paroisse de Marsilly.

. . . Le même couple avait eu en novembre 1647 un fils prénommé Hilaire; en décembre 1645 une fille Marguerite; en décembre 1643 une autre fille, prénom illisible; en septembre 1641 une Laurence et en juillet 1640 une Marie . . . (2)

C'était au moins, le sixième enfant de cette famille, puisqu'on retrace cinq naissances qui précèdent celle-ci. Peut-être y en a-t-il eu d'autres dans la suite?

Comme on vient de le voir, le fondateur de notre famille Jean Rolandeau était originaire d'une commune qui portait alors et qui porte encore aujourd'hui le nom de Marsilly. Cette commune est située sur la côte occidentale de France, sur l'océan Atlantique, à environ 10 kilomètres (6 milles) au nord de la ville de La Rochelle. Cette commune compte aujourd'hui environ 900 habitants. (3)

Nous ne connaissons pas exactement la date de son arrivée au pays. Il semble bien que ce fut en l'année 1673, ou un peu auparavant. En effet, nous lisons dans l'Abbé Dion (4) que

- pendant la plus grande partie de l'été 1674, Jean Guyon, Sieur du Buisson, faisait l'arpentage de la Seigneurie de la Rivière du Sud. Le consciencieux géomètre, armé de théodolite et de la boussole et accompagné de son fidèle chaîneur Jean Rolandeau, parcourant en tout sens l'immense domaine, tirant des lignes, plantant des bornes, marquant les arbres et notant sur son carnet les particularités explorées. Quant à Jean Rolandeau, il compte parmi les premiers colons de St-Thomas. Ses descendants ont pris le nom de Laurendeau.

Ce qui est certain, c'est qu'en 1676, le 7 avril, Noël Morin concède à Jean Rolandeau une terre de trois arpents par quarante, en la Seigneurie de St-Luc qui devait être plus tard une partie de la paroisse de St-Thomas de Montmagny.

Cette terre où notre premier ancêtre s'établit ainsi en arrivant au pays peut facilement être localisée.

Dans le titre de concession de la seigneurie de St-Luc au Sieur Morin nous constatons qu'elle commence à un arpent au dessus de la rivière à la Caille et remonte le fleuve St-Laurent jusqu'à l'étendue d'un quart de lieue.

La seigneurie de St-Luc mesurait donc 21 arpents de front sur le fleuve St-Laurent, soit cinq terres de trois arpents et une de 6 arpents de large. La terre de notre ancêtre était la dernière de ces terres, et située à l'ouest de la rivière à la Caille. On peut dire sans guère se tromper que cette terre se trouvait aux alentours où se trouve actuellement l'Hôtel-Dieu de Montmagny.

La rivière à la Caille est connue encore aujourd'hui sous le même nom. C'est sur ses bords que commença la paroisse de Montmagny. La première chapelle de Montmagny fut bâtie sur les bords de la rivière à la Caille. Ce n'est que quatre-vingts ans plus tard, à la reconstruction de la troisième église que le centre de la paroisse de Montmagny fut déplacé et que l'église fut bâtie sur son site actuel.

Le 4 août de l'année 1677, nous retrouvons Jean Rolandeau faisant encore de l'arpentage avec Jean Guyon du Buisson, dans la Seigneurie de L'Islet-St-Jean, appartenant à Mlle Geneviève Couillard. (4)

Il contracta mariage le 24 avril 1680 à Québec avec Marie Thibault de la Seigneurie de Maure aujourd'hui St-Augustin de Portneuf. (5) Jean Rolandeau est accompagné de Pierre Joncas, l'un des voisins de la paroisse de Montmagny; les autres témoins mentionnés à l'acte, viennent de la Seigneurie de Maure et accompagnent la mariée.

Marie Thibault était l'ainée d'une famille de six enfants qui n'étaient peut-être pas au mariage à l'église vu la grande distance et la difficulté des chemins à cette époque, mais qui prirent certainement part à la fête de famille qui remplit le reste de la journée. Elle a quatre soeurs, Louise, 13 ans; Marguerite, 12; Anne, 10; Jeanne, 6; et un frère Jean-Baptiste âgé de huit ans.

Au recensement de 1681, nous retrouvons Jean Rolandeau, 30 ans, Marie Thibault, sa femme, 18 ans; il possède 2 fusils, 1 vache, 6 arpents en valeur. (6)

Cette vache dont il est fait mention dans ce recensement a toute une histoire que l'on peut reconstituer grâce à un acte du notaire Gilles Rageot; elle nous permet de lire le développement de la ferme de Jean Rolandeau.

Nos pères pour la plupart commençaient leur carrière en ce pays sans autre capital que leur courage et leur énergie. La ferme que les autorités du pays leur concédaient gratuitement était couverte de bois et il fallait la défricher arpent par arpent. La tâche ne les effrayait pas . . . Quant aux grains de semences et aux animaux, il fallait s'entendre avec les anciens habitants du pays pour se les procurer peu à peu. L'ingéniosité suppléait aux ressources et nous allons voir comment Jean Rolandeau sut habilement se préparer lui-même et à son fils un troupeau de laitières.

S'il pouvait s'en procurer une, le problème était réglé car la multiplication se fera assez rapidement; mais une laitière malgré les bas prix de cette époque était au dessus de ses moyens. Nous sommes au printemps 1679, un an avant son mariage.

Le prix de la laitière est plus élevé si elle est dans la vigueur de l'âge et en plein rapport, il l'est beaucoup moins dans les premiers mois qui suivent la naissance. Jean Rolandeau s'entendit avec un nommé Pierre Normand Labrière qui avait une future laitière alors âgée de 6 mois. Il (Jean Rolandeau) en prendra soin pendant cinq ans et la lui rendra ensuite grande et belle; pendant l'intervalle sans doute Jean Rolandeau comptait qu'il aurait commencé la multiplication du troupeau. C'est à l'expiration de ces cinq années que nous rencontrons les deux parties chez le notaire Gilles Rageot pour prolonger le marché de trois autres années. Nous croyons intéressant de reproduire cet acte du notaire Rageot parce qu'il nous peint sur le vif la vie de nos ancêtres pendant les premières années de leur séjour en ce pays, leurs difficultés, leurs efforts et leur mérite. Ce qui se passe chez Jean Rolandeau, nous l'avons rencontré chez les voisins qui l'ont précédé, nous le reverrons chez ceux qui arriveront après lui. Nous verrons ensuite la situation s'améliorer chez chacun d'eux d'année en année grâce à un travail constant, et le confort et l'aisance arriver rapidement.

En 1696, Jean Rolandeau vend sa terre à Denis Proulx, fils de Jean Proulx (Contrat Rageot, 30 juin). Terre de 5 arpents sur 40 de profondeur - joignant d'un côté Denis Huet dit Laviolette, de l'autre côté les terres non concédées, d'un bout La Rivière du Sud, et de l'autre bout les terres descendant vers le fleuve St-Laurent.(7) Cette terre vendue à Denis Proulx, n'est pas celle que lui avait concédée Noël Morin en 1676. Dans le plan de la seigneurie de la Rivière du Sud, sur la carte de Catalogne de 1705, nous voyons que Jean Rolandeau possède encore cette même terre, située entre Jean Proulx et Pierre Blanchet. Il possède également à cette même date une autre terre située un peu plus loin, entre celle d'un nommé Fournier et une terre non concédée. L'Aveu et Dénombrement rendu par les seigneurs de la Rivière du Sud, en 1732, nous montre que Jean Rolandeau a laissé à ses héritiers une terre de 3 arpents sur 84, une maison, une grange, une étable, et 16 arpents de terre labourable. Il est de toute évidence que cette terre est la même que lui a concédé Noël Morin en 1676, plus une autre terre au bout de celle-ci dans les profondeurs, puisqu'il possédait 84 arpents au lieu de 40. (8)

À la date du 21 août 1700, on trouve dans les minutes du notaire Chamballon un acte relatif à la succession de Marie Thibault, la femme de Jean Rolandeau, elle reçoit la part de sa mère, partagée en cinq parties. La succession se règle à l'amiable. Jean Rolandeau et ses beaux-frères Gilbert et Alarie acceptent en règlement la somme de 150 livres chacun et dix minots de blé. Jean Rolandeau faisait affaires avec un nommé Macaud, marchand de la ville de Québec, et il stipule que son argent et son blé devront être payés au dit Macaud.

-- On conçoit difficilement aujourd'hui quelle somme de courage, d'énergie, d'héroïsme même devaient avoir ceux qui se dévouèrent ainsi à la cause de la colonisation. Pour donner naissance à la paroisse Saint-Thomas-de-Montmagny, ces braves durent s'enfoncer dans les bois, à trente milles de Québec, s'exposant aux dangers de tomber entre les mains des Iroquois qui visitaient souvent ces lieux de chasse et de pêche. Et de quels instruments se servaient-ils pour attaquer les arbres séculaires de nos forêts encore vierge, d'une simple hache. À cette époque, les chevaux étaient encore inconnus au pays; bien peu d'habitants avaient la bonne fortune de posséder un boeuf ou deux qu'ils pouvaient utiliser à trainer les arbres et à les mettre en monceaux pour les brûler ensuite. À ces difficultés presqu'insurmontables, il faut ajouter encore les privations, les misères, les accidents imprévus qu'ils devaient rencontrer. Ceux-là seuls qui ont vécu dans des endroits nouvellement ouverts à la colonisation, qui ont goûté un peu à la vie de colon, comprendront la vaillance des preux dont nous faisons connaître les mérites. Puisse la génération ne pas oublier ce qu'elle doit et marcher sur leurs traces de courage et de vertu chrétienne. (9)--

Jean Rolandeau et Marie Thibault eurent une famille de 7 enfants; six filles et un fils, qui est le continuateur de la lignée et l'ancêtre de tous les Laurendeau du pays. Ils furent inhumés tous deux à Saint-Thomas de Montmagny. Le premier le deux février 1715, et son épouse le dix-neuf août 1711.

(1) . l'acte donne Roulandeau
(2) . recherches faites par l'abbé Jean Grimonprez curé de Marsilly, en octobre 1961, suite à une demande de Wilfrid L.
(3) . selon une lettre du curé de Marsilly, expédiée en même temps que le résultat des recherches
(4) . Topographie de Montmagny, page 100
(5) . Bulletin des Recherches Historiques, vol. IX, 1903, page 83
(6) . Histoire des Canadiens-Français, Sulte, vol. V, page 77c
(7) . Histoire des Seigneurs de la Rivière du Sud, Couillard-Desprès, page 29
(8) . Histoire des Seigneurs de la Rivière du Sud, Couillard-Desprès, page 155
(9) . Histoire des Seigneurs de la Rivière du Sud, Couillard-Desprès, page 20

fiche 01 -Jean Rolandeau

Naissance

Né le 20 janvier 1650
À St-Pierre de Marsilly, Aunis, France

Baptisé le20 janvier 1650
À St-Pierre de Marsilly

Officier célébrant

Remarques sur la naissance
Dans une lettre datée du 19 octobre 1961, l'abbé Jean Grimonprez de Marsilly fait état de ses recherches à Wilfrid Laurendeau, cela se lit comme suit: . . . voici ce que j'ai pu lire dans les registres: "Le vingtième jour du mois de janvier mil six cent cinquante, je curé . . . ai baptisé en l'Église St-Pierre-de-Marsilly, Jean, fils de Louys Rolandeau et de Laurence Chaveau . . . parrain, Jean (Thumain ?) marraine Françoise (Pinaud ?), tous demeurant en la paroisse de Marsilly.
Autrefois, sans doute, on baptisait aussitôt après la naissance et le registre de baptême tenait lieu d'état civil. Dans cet extrait, là où j'ai mis des pointillés, c'est que je n'ai pu déchiffrer . . .

Mariage

Prénom et nom de l'épouse Marie Thibault
Née le vers 1661
Endroit de naissance Évêché Angers, Anjou (Maine et Loire)
Confirmée le 31 juillet 1681
À Pointe-à-la-Caille
Décédée le 18 août 1711 à l'âge de 50 ans
À Pointe-à-la-Caille

Date du mariage 24 avril 1680
Endroit du mariage Notre-Dame-de-la-Victoire à Québec
L'épouse vient de la Seigneurie de Maure aujourd'hui St-Augustin.

Père de l'épouse Michel Thibault
Mère de l'épouse Jeanne Soyer
Tous les deux nés en France et Résidant dans la Seigneurie de Maure lors du mariage de leur fille.

Remarque sur la progéniture des parents de l'épouse: En plus de Marie, ils eurent une fille Louise qui se marie à René Alary à Neuville le 17 février 1681; une fille Marguerite qui se marie à Étienne Gilbert à Neuville le 1er mars 1683; un garçon Jean-Baptiste qui se marie à Marie-Françoise Amiot-Villeneuve à St-Augustin le 24 novembre 1699; et une fille Marie-Jeanne qui se marie à Guillaume Fabas-St-Germain à Québec le 11 juillet 1703.

remarques sur le mariage L'arrivée de Marie Thibault dans notre famille nous donne un lien de parenté avec le Curé Labelle, aussi qualifié du Roi du Nord.

Enfants

prénom, nom Naissance / Baptême Endroit Décès, Sépulture Endroit Date Mariage Endroit Conjoint(e)
Marie-Anne Laurendeau 25 octobre 1696 Pointe-à-la-Caille 21 mai 1778 (a) St-Thomas-de-Montmagny 20 avril 1716 Pointe-à-la-Caille Jean-Baptiste Marotte-Labonté
Catherine Laurendeau 31 mai 1698 (b) Pointe-à-la-Caille . . 16 août 1717 Pointe-à-la-Caille Jean-Baptiste Boutin
Louise Laurendeau 31 mai 1698 (b) Pointe-à-la-Caille Probablement décédée à la naissance . . . .
Marie-Louise Laurendeau 25 septembre 1699 Pointe-à-la-Caille 6 mai 1772 . 14 novembre 1724 (c) Pointe-à-la-Caille Pierre Gendreau-Lapoussière
Marie-Geneviève Laurendeau vers 1700 Pointe-à-la-Caille 1781 . 13 mai 1726 Pointe-à-la-Caille Joseph Lefebvre-Boulanger
Louis-Joseph Laurendeau 7 février 1701 Pointe-à-la-Caille 15 septembre 1764 St-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud (1) 2 novembre 1722 (2) 1743 . (1) Marie-Angélique Fournier (2) Thérèse Destroismaisons
Marguerite Laurendeau vers 1702 . 10 mai 1770 Berthier-en-bas . . .

Remarques sur les enfants

(a) Donation par Marie-Anne Laurendeau, veuve de Jean-Baptiste Marotte (Marot); à Jean Marotte, son fils, demeurant présentement avec elle, à la Rivière-à-la-Caille, paroisse St-Pierre (?); à savoir trois arpents et demi de terre de front sur dix arpents de profondeur, sis à la dite Rivière-à-la-Caille, paroisse Saint-Pierre, avec en outre tout ce qui peut revenir à la donatrice de la succession de son défunt mari, tels les meubles, immeubles, charrue et animaux; la donation est passée par-devant Pierre Rousselot, notaire. - 4 mai 1745 (document insinué le 30 juin 1745)

(b) Soeurs jumelles.

(c) Sur l'acte, on peut lire que . . . F. Richard, prêtre, faisant les fonctions curiales de St-Pierre et de St-Thomas, Marie Louise Laurendeau et Pierre Gendron . . . aussi, on y remarque que les témoins sont: Louis Couillard, Seigneur de la Rivière-du-Sud, René Deneau, Joseph Deneau, Charles Labonté et Jean-Baptiste Labonté.

Décès - Sépulture

Décédé le 2 février 1715
À Rivière-à-la-Caille

Inhumé le
À

Officier célébrant C. Hazeur Desauneaux

Remarques sur le décès C. Hazeur Desauneaux, curé, résidant à St-Thomas de Montmagny, officie aux funérailles de notre premier ancêtre Jean Rolandeau, âgé de 65 ans. Charles Fournier et Daniel Fregaurt sont les témoins.

Annotations

Copyright © depuis 2005, Jean Laurendeau. - - - - - - - -Au nom de mes ancêtres, je vous dis merci de votre visite